resources/faq/compare-ssl-certificates-ev-vs-ov SOLUTIONS D’IDENTITÉ DES UTILISATEURS

Signature, certificats et horodatage

Qu’est-ce qu’un certificat numérique ?

Afin de lier les clés publiques à leur utilisateur associé (propriétaire de la clé privée), les infrastructures de clés publiques (PKI) utilisent des certificats numériques. Les certificats numériques sont les informations d’identification utilisés pour vérifier l’identité des utilisateurs lors d’une transaction. Tout comme un passeport atteste de l’identité d’une personne en tant que citoyen d’un pays, le certificat numérique établit l’identité des utilisateurs au sein de l’écosystème. Puisque les certificats numériques sont utilisés pour vérifier l’identité du destinataire ou du signataire des informations, il est indispensable de protéger leur authenticité et leur intégrité pour préserver la fiabilité du système.

Qu’est-ce qu’une autorité de certification ?

Une autorité de certification (AC) est le composant central d’une infrastructure à clé publique (PKI) responsable de l’établissement d’une chaîne de confiance hiérarchique. Les AC émettent les informations d’identification numériques utilisées pour certifier l’identité des utilisateurs. Comme les autorités de certification sous-tendent la sécurité d’une infrastructure à clé publique et des services qu’elles prennent en charge, elles peuvent faire l’objet d’attaques ciblées et sophistiquées. Pour limiter le risque d’attaques contre les autorités de certification, il convient de mettre en place des contrôles physiques et logiques ainsi que des mécanismes de renforcement de sécurité comme les modules matériels de sécurité (HSM) afin de garantir l’intégrité d’une PKI.

Qu’est-ce que la signature de code ?

Dans la cryptographie à clé publique, la signature de code est une utilisation spécifique des signatures numériques basées sur des certificats qui permet à une organisation de vérifier l’identité de l’éditeur du logiciel et de certifier que ce dernier n’a pas été modifié depuis sa publication.

Les signatures numériques fournissent un processus cryptographique éprouvé aux éditeurs de logiciels et aux équipes de développement internes pour protéger leurs utilisateurs finaux contre les dangers de cybersécurité, y compris les menaces persistantes avancées (APT), telles que Duqu 2.0. Les signatures numériques garantissent l’intégrité et l’authenticité des logiciels. Elles permettent aux utilisateurs finaux de vérifier l’identité des éditeurs tout en validant simultanément que le package d’installation n’a pas été modifié depuis sa signature. Tous les systèmes d’exploitation modernes recherchent et valident des signatures numériques lors de l’installation, et les avertissements concernant du code non signé peuvent amener les utilisateurs finaux à abandonner l’installation.

Qu’est-ce que l’horodatage ?

L’horodatage est un complément de plus en plus précieux aux pratiques de signature numérique, permettant aux organisations de consigner le moment où un élément numérique, tel qu’un message, un document, une transaction ou un logiciel, a été signé. Pour certaines applications, l’horodatage de la signature numérique est essentiel, comme dans le cas des transactions boursières, de l’émission de billets de loterie et de certaines procédures judiciaires. Même si la notion de temps n’est pas une composante intrinsèque de l’application, l’horodatage est utile pour la tenue de registres et les processus d’audit. En effet, il fournit un mécanisme permettant de prouver que le certificat numérique était valide au moment où il a été utilisé. L’importance croissante des solutions de signature numérique a créé une demande correspondante pour l’horodatage, de sorte que de nombreux logiciels, tels que Microsoft Office, prennent en charge de telles capacités.

L’importance de la sécurité

Si l’horodatage doit apporter une réelle valeur ajoutée, alors il doit être sécurisé.

Risques associés à un horodatage non sécurisé

  • Lorsque les processus numériques ne sont pas fiables, des traces papier coûteuses peuvent être générées pour sauvegarder les registres électroniques.
  • En manipulant l’horloge d’un ordinateur, un attaquant peut facilement compromettre un processus d’horodatage basé sur un logiciel, invalidant ainsi l’ensemble du processus de signature.
  • Les processus d’horodatage ou de signature numérique non sécurisés peuvent exposer les entreprises à des problèmes de conformité et à des défis juridiques.
  • Les utilisateurs peuvent toujours accéder aux clés et certificats de signature privés, même après leur révocation. Sans horodatage sécurisé, les organisations sont incapables de prouver si des signatures ont été produites avant ou après la révocation d’un certificat.

En savoir plus sur l’horodatage des certificats de signature de code.